la cigarette est un poison violent

 

Philip Morris, une nouvelle fois condamnée pour incitation et promotion illicite en faveur du tabac.
Philip Morris affirme haut et fort qu’elle est une entreprise responsable et qu’elle dissuade les jeunes de fumer. La réalité vient une nouvelle fois contredire le discours de façade. Philip Morris continue à faire la promotion de ses produits et à inciter les jeunes à fumer au travers de cadeaux offerts en contrepartie de l’achat de tabac.

Les faits ont été à nouveau saisis lors des internationaux de tennis de Roland Garros de 2000 où Philip Morris assurait des animations promotionnelles. Des hôtesses présentes sur deux stands attiraient les visiteurs et leur remettaient briquets, porte-clés, montres, tee-shirts … en échange de paquets de cigarettes vendus. Sur plainte du CNCT, une perquisition a été réalisée au sein de la société permettant de mettre à jour un plan de fraude de la loi Evin interdisant la publicité en faveur du tabac dans une trentaine de villes françaises. Philip Morris a été condamné par le TGI de Paris a payer, 110.000 Euros. Source : (www.cnct.org).

Manipulation et informations mensongères : Les contenus en goudrons et nicotine inscrits sur les paquets de cigarettes sont établis par des machines. Ils ne correspondent pas à ce qu’un fumeur absorbe réellement. Si le paquet indique 1 mg de goudrons et 0.1 mg de nicotine, les fumeurs peuvent absorber en réalité 15 mg de goudrons et 1 mg de nicotine, soit 10 à 15 fois plus ! Les nombres de mg de nicotine et de goudrons inscrits sur les paquets de cigarettes sont manipulés (à la baisse) par les fabricants de cigarettes. Source : (www.tsr.ch)

Contrebande organisé par certaines multinationales du tabac.Enfin, pour couronner le tout, il est désormais avéré que les industriels de la nicotine ont organisé eux-mêmes la contrebande de cigarettes à destination des pays où la hausse des taxes dissuasives rend le marché noir attractif. L’Etat fédéral canadien par exemple, a déposé plainte contre R.J. Reynolds et le Conseil canadien des fabricants des produits du tabac pour “avoir élaboré des plans dans le but de frauder, corrompre, tricher et voler”. Comment d’ailleurs la contrebande pourrait-elle atteindre les énormes volumes de ventes qui sont les siens sans le concours des cigarettiers puisque, par exemple, dans les ventes de BAT au Canada, la fourniture par contrebande représente environ 30% du total ? A la lumière de ces révélations – écrit sans ambages le Pr Dubois -, ce qui sépare l’industrie cigarettière de l’industrie du crime n’a plus guère que l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. “Sur les éléments présentés – écrit-il -, il est évident que les 100 millions de morts dus au tabac pendant le XXe siècle ne sont pas le résultat du choix conscient de consommateurs adultes et responsables (60 à 80% des fumeurs désirent arrêter), mais qu’ils sont les victimes d’une politique volontaire, agressive et conquérante d’une industrie qui a voulu imposer mondialement ses intérêts financiers, au mépris de la vie humaine et du droit, par la duperie, la tromperie, la fourberie, la duplicité et la corruption”

On sait également qu’ils ont mis en œuvre des stratégies pour saper l’action de l’Organisation mondiale de la santé : paiement d’experts, organisation de campagnes de communication pour semer le doute dans la communauté scientifique, modification de résultats d’études, etc. Enfin, dans certains pays (Allemagne, Etats-Unis, etc.), des partis politiques sont financés par l’industrie du tabac, pratique qui influe directement ou indirectement sur les stratégies nationales et internationales de prévention du tabagisme.

Sources :

ATC-Basset (www.tabac-stop.net). ” Tabac, une plante aux multiples façettes “, Presse Parlementaire, septembre 2003. Le Pr. Gérard Dubois et le Pr. Yves Martinet du (CNCT).

(www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&list_uids= 12791525&dopt=Abstract) et Bulletin Européen du Comité National Contre le Tabagisme – site : (www.cnct.org).

L’un des objectifs de l’industrie du tabac est d’assujettir la science.

Aux États-Unis, l’industrie du tabac a commencé en 1987 un programme à visées internationales sur la fumée passive. Sous le couvert de la science, des conseillers payés par l’industrie du tabac ont fait courir le bruit que la fumée passive était sans danger pour la santé. Ces conseillers n’ont pas tardé à exporter leur programme en Europe, en Asie et en Amérique latine. Il va de soi que ces déclarations de l’industrie du tabac sont destinées à mettre un frein aux efforts législatifs de protection des non-fumeurs.

Les deux premières années du programme, ces conseillers ont notamment déjà réussi à : donner 1.150 interviews radiophoniques et télévisées en faveur de l’industrie du tabac; participer à 36 congrès scientifiques; publier 43 rapports scientifiques; préparer 33 autres rapports sur le même sujet;mener 32 débats avec des scientifiques sur la situation et 41 avec des politiques; publier 3 ouvrages en plusieurs langues sur la question. Le programme n’avait rien de scientifique. Il avait pour objet d’assujettir la science, la vraie, aux objectifs de l’industrie en matière de législation et de politique. C’est à cette conclusion que parvient l’équipe de chercheurs qui a procédé à l’évaluation de nouveaux documents secrets de l’industrie du tabac.

Source :

M. E. Muggli et al., Science for hire : A tobacco industry strategy to influence public opinion on secondhand smoke, in : Nicotine & Tobacco Research 2003; 5 : p. 303 à 314 et Nouvelles de l’AT, (www.at-suisse.ch).

Révélation d’un plan international de l’industrie du tabac dans le domaine scientifique.

Une récente étude des documents internes de l’industrie du tabac révèle que dans la perspective de lutter contre les menaces d’interdictions de fumer, l’industrie du tabac et ses juristes ont mis en place un programme réunissant des scientifiques internationaux afin d’influencer l’opinion publique sur la fumée de tabac environnementale, (tabagisme passif), plan intitulé : “Le programme des consultants de la fumée environnementale”. Cette étude a été confiée à des consultants et chercheurs indépendants du Centre de Recherche sur la dépendance à la nicotine de Rochester MN et de l’Université de droit de St Paul.

Sources :

Science for hire : A tobacco industry strategy to influence public opinion on secondhand smoke, Nicotine & Tobacco Research, Volume 5, Number 3/2003, Pages : 303-314.

Cigarettes “légères” = aucun bénéfice pour la santé

Ces dernières décennies, l’introduction sur le marché de cigarettes à filtre intitulées “légères” ou “ultra-légères” n’a apporté aucun bénéfice à la santé de la population. C’est la conclusion d’une étude scientifique largement étayée, émanant de l’Institut américain d’étude sur le cancer (NCI). Aux États-Unis en effet, les cigarettes à plus faible teneur en goudron n’ont en rien enrayé la constante augmentation des carcinomes pulmonaires chez les fumeurs d’un certain âge.

Espoir trompeur, depuis les années quatre-vingt-dix aux Etats-Unis, si le nombre de cancers pulmonaires a reculé dans l’ensemble, ce n’est pas en raison des cigarettes dites “légères”, mais parce que les gens fument moins. Les fumeurs consommant des cigarettes à faible teneur en goudron ne sauraient échapper plus facilement aux maladies dues au tabagisme. La publicité pour le tabac donne délibérément l’illusion que les cigarettes avec filtre et à taux de goudron réduit seraient moins nuisibles que les cigarettes normales. Ce type de publicité induit les fumeurs à se sentir faussement sécurisés, les empêchant ainsi de tirer un trait sur leurs habitudes tabagiques.

Source :

News de l’AT (http://www.at-suisse.ch) et National Cancer Institute, Monograph 13 : Risks Associated with Smoking Cigarettes with Low Machine-Measured Yields of Tar and Nicotine, 27 novembre 2001 (http://newscenter.cancer.gov/pressreleases/lowtar.html).

Manipulations scientifiques de l’industrie du tabac.

Pour tout savoir sur les manipulations de l’industrie du tabac, visant à discréditer la recherche scientifique sur le tabagisme passif (en anglais) :

Versions PDF (en anglais) à télécharger ici et ici et

Elisa K. Ong and Stanton A. Glantz. Constructing “Sound Science” and “Good Epidemiology” : Tobacco, Lawyers, and Public Relations Firms Am J Public Health 2001 91: 1749-1757.
Jonathan M. Samet and Thomas A. Burke. Turning Science Into Junk : The Tobacco Industry and Passive Smoking. Am J Public Health 2001 91 : 1742-1744.
Derek Yach and Stella Aguinaga Bialous. Junking Science to Promote Tobacco. Am J http://www.ajph.org/cgi/reprint/91/11/1749.pdf?Public Health 2001 91 : 1745-1748.?

Un enjeu de santé publique

Selon l’Académie de Médecine, la fumée de tabac constitue “la source la plus dangereuse de pollution de l’air domestique, en raison de sa concentration élevée en produits toxiques mais aussi parce que l’on y est exposé à tout âge et pendant des périodes beaucoup plus longues que celles où l’on subit une pollution atmosphérique extérieure”.
Les coups bas des géants du tabac
Un comité d’experts indépendants accuse l’industrie mondiale du tabac de manoeuvres subversives visant à discréditer les programmes de lutte contre le tabagisme de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à réduire les budgets consacrés à la lutte contre le tabagisme et à minimiser les effets nocifs de la cigarette.
Initiée en octobre 1999, l’enquête, rendue publique le 2 août, a été menée par le Pr. Zeltner, directeur de l’Office fédéral suisse de santé publique, David Kessler, doyen de l’école de médecine de Yale ; Anke Martiny, chef du comité international pour la transparence en Allemagne ; et Fazel Randera, Inspecteur général des Services secrets sud-africains. Assisté de huit autres chercheurs, ces membres se sont appuyés sur des documents internes mis à jour lors de procès aux Etats-Unis ainsi que sur des entretiens individuels visant à clarifier les informations contenues dans ces documents. En effet, la justice américaine avait contraint les géants du tabac à rendre publiques des millions de pages de documents confidentiels.
L’OMS à abattre
“Ces documents révèlent que les compagnies du tabac considèrent l’OMS comme l’un de leurs pires ennemis, et ils se considèrent comme en guerre avec elle” précise le professeur Zeltner dans un communiqué de presse. Les moyens démontés par cette enquête laissent perplexes, tant ils semblent “élaborés, bien financés, sophistiqués et généralement invisibles”.
Selon le rapport des experts, les géants du tabac ont comploté afin de :
• Distraire l’opinion publique des campagnes anti-tabagiques menées par l’OMS, en créant des événements calés sur l’agenda de l’organisation internationale ;
• Tenter de réduire les budgets consacrés au contrôle du tabac ;
• Monter d’autres agences des Nations-unies contre l’OMS ;
• Chercher à convaincre les pays en développement que le programme de contrôle du tabac était un souci des pays développés à leur détriment ;
• Falsifier les résultats d’importantes études scientifiques sur le tabac ;
• Discréditer l’OMS en tant qu’institution.
Disponible sur le site de l’OMS, le rapport détaille le plan d’action élaboré par Geoffrey Bible, Président de Philip Morris afin de contrecarrer, point par point, le programme de contrôle du tabac élaboré par l’OMS, influencer les priorités des bureaux régionaux et cibler leurs actions sur la structure, la gestion et le personnel de l’organisation internationale.

Le tabagisme est à l’origine de 4 millions de morts par an et devrait atteindre 10 millions de morts en 2020.
David Bême

 

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